Flexion simple d’une section rectangulaire : ELU et ELS pas à pas
Flexion simple d’une section rectangulaire : dimensionner les aciers tendus à l’ELU, vérifier les contraintes à l’ELS
C’est le calcul le plus fréquent du béton armé : une poutre soumise à un moment fléchissant, sans effort normal. La section doit recevoir assez d’acier tendu pour équilibrer le moment à l’état limite ultime, sans épuiser le béton comprimé. On vérifie ensuite qu’en service les contraintes du béton et de l’acier restent sous leurs limites. Cet article détaille le dimensionnement sans aciers comprimés, puis la vérification des contraintes à l’état limite de service.
Avertissement : exemple de calcul à but pédagogique
Cette page présente un exemple de calcul destiné à l’apprentissage de la justification élémentaire des éléments de structure. Elle ne constitue pas un outil de dimensionnement d’ouvrages réels : les hypothèses sont volontairement simplifiées et les résultats ne sont pas vérifiés pour un projet donné.
NEOGENESIS décline toute responsabilité quant à l’utilisation de ces calculs dans des projets qui ne sont pas contrôlés par NEOGENESIS. Le seul moyen d’engager notre responsabilité est de faire valider ces calculs par nos ingénieurs dans le cadre d’une mission de contrôle technique.
1. Le problème : combien d’acier faut-il tendre sous le moment ?
Sous un moment fléchissant Mu, la section travaille en couple interne : le béton comprimé en partie haute pousse, l’acier tendu en partie basse tire. Les deux forces, égales et opposées, forment un couple qui équilibre Mu.
Plus le bras de levier de ce couple est grand, moins il faut d’acier. Mais ce bras de levier dépend de la hauteur de béton comprimé, qui dépend elle-même de la quantité d’acier. Le calcul lève cette interdépendance à l’aide d’un nombre sans dimension, le moment réduit μ.
2. Le mécanisme : moment réduit à l’ELU, contraintes réelles à l’ELS
Domaine d’emploi
La méthode suppose que les sections planes restent planes. Elle vaut pour la section courante d’une poutre, hors des zones de discontinuité (appuis, charges concentrées, ouvertures) :
- Eurocode 2 (§5.3.1(3)) : une poutre est un élément dont la portée L est au moins égale à 3 fois la hauteur totale h ; sinon, c’est une poutre-cloison, avec des dispositions constructives particulières (§9.7), que l’Eurocode 2 permet de calculer par un modèle bielles et tirants (§5.6.4).
- BAEL 91 (annexe E.5.0 et B.6.8,1) : une poutre dont la hauteur est au moins égale à la moitié de la portée est une paroi fléchie, qui relève de règles particulières.
La feuille demande donc la hauteur totale h et la portée L, et ne calcule pas hors de ce domaine. Elle traite un moment positif (fibre supérieure comprimée) sans effort normal.
Résistances de calcul
- BAEL 91 (A.4.3,41) : fbu = 0,85 fc28 / (θ γb), avec γb = 1,5 et θ = 1 pour des charges appliquées plus de 24 heures (hypothèse de la feuille) ; fed = fe / 1,15 (A.4.3,2).
- Eurocode 2 (§3.1.6 et Tableau 2.1N) : fcd = αcc fck / 1,5, l’annexe nationale retenant la valeur recommandée αcc = 1 ; fyd = fyk / 1,15.
Moment réduit, axe neutre et section d’acier
Les deux référentiels admettent un diagramme rectangulaire des contraintes du béton comprimé, de hauteur 0,8 yu (yu : distance de l’axe neutre à la fibre la plus comprimée). Au BAEL, la contrainte vaut fbu (A.4.3,42) ; à l’Eurocode 2, elle vaut η fcd avec λ = 0,8 et η = 1 pour fck ≤ 50 MPa (§3.1.7(3)). L’équilibre de la section donne :
α = yu/d = 1,25 (1 − √(1 − 2μ))
z = d (1 − 0,4 α)
A = Mu / (z fed)en Eurocode 2, fcd et fyd remplacent fbu et fed
Ces formules sont exactes pour le diagramme rectangulaire. On rencontre aussi l’approximation z ≈ (1 − 0,6 μ) d : elle donne un bras de levier trop grand, donc une section d’acier trop faible, dès que μ dépasse 0,278 (écart de 0,5 % à μ = 0,3). La feuille ne l’utilise pas.
Faut-il des aciers comprimés ?
L’acier tendu travaille à fed tant que son allongement atteint fed/Es (Es = 200 000 MPa) lorsque le béton comprimé atteint son raccourcissement ultime de 3,5 ‰. Cette condition fixe une hauteur relative limite αR et un moment réduit limite μR :
μR = 0,8 αR (1 − 0,4 αR)
- acier de 400 MPa (fed = 348 MPa) : αR = 0,668 et μR = 0,392 ;
- acier de 500 MPa (fed = 435 MPa) : αR = 0,617 et μR = 0,372.
Si μ ≤ μR (soit α ≤ αR), aucun acier comprimé n’est nécessaire. Au-delà, il faut des aciers comprimés ou une section plus grande : cette feuille ne traite pas ce cas et ne donne alors aucun résultat de dimensionnement.
Sections minimale et maximale
- BAEL 91 (A.4.2,1, condition de non-fragilité d’une section rectangulaire fléchie) : A ≥ 0,23 b0 d ft28/fe, avec ft28 = 0,6 + 0,06 fc28 (A.2.1,12).
- Eurocode 2 (§9.2.1.1) : A ≥ As,min = 0,26 b0 d fctm/fyk, avec fctm = 0,30 fck2/3 (Tableau 3.1) ; l’annexe nationale ne retient que cette expression. La section d’armatures ne doit pas dépasser As,max = 0,04 b0 h ; la feuille l’applique à la somme A + A’.
État limite de service : contraintes réelles
En service, on raisonne en contraintes sur la section fissurée : béton tendu négligé, matériaux élastiques, acier compté pour n = 15 fois sa surface. Ce coefficient d’équivalence est une convention du BAEL (A.4.5,1) ; pour l’Eurocode 2, le guide FD P18-717 (clauses 7.2 et 7.3) admet n = 15 pour les bétons courants quand une grande précision n’est pas nécessaire.
La position de l’axe neutre y, avec les aciers réellement en place, est la racine positive de :
I = b0 y³/3 + n A’ (y − c’)² + n A (d − y)²
σbc = Mser y / I ; σs = n Mser (d − y) / I
Mser est le moment sous les combinaisons de service de l’article A.3.3,3 au BAEL, sous la combinaison caractéristique en Eurocode 2 (§7.2).
Limites de contraintes
- BAEL 91 : σbc ≤ 0,6 fc28 (A.4.5,2). Pour l’acier, aucune limite en fissuration peu préjudiciable (A.4.5,32) ; en fissuration préjudiciable, σs ≤ ξ = min(2/3 fe ; max(0,5 fe ; 110 √(η ft28))), avec η = 1,6 pour les barres HA, et barres les plus proches des parois de diamètre au moins 6 mm (A.4.5,33) ; en fissuration très préjudiciable, σs ≤ 0,8 ξ et diamètre au moins 8 mm (A.4.5,34).
- Eurocode 2 (§7.2, valeurs recommandées retenues par l’annexe nationale) : σs ≤ 0,8 fyk sous combinaison caractéristique ; σc ≤ 0,6 fck sous la même combinaison dans les parties exposées aux classes XD, XF et XS, limite que la feuille applique dans tous les cas, par prudence.
3. Les étapes de la justification
- Domaine d’emploi : l’élément est-il une poutre (et non une poutre-cloison ou une paroi fléchie) ?
- Moment réduit μ, comparé au moment réduit limite μR : c’est cette comparaison qui dit si des aciers comprimés sont nécessaires.
- Axe neutre α et bras de levier z à l’ELU.
- Section d’aciers tendus A, portée au besoin à la section minimale, comparée à la section réellement mise en place (et, en Eurocode 2, à la section maximale).
- Axe neutre y à l’ELS, pour la section fissurée réellement armée (aciers mis en place, y compris un lit comprimé éventuel).
- Inertie fissurée I et pente K = Mser/I du diagramme des contraintes.
- Contrainte du béton σbc, comparée à sa limite.
- Contrainte de l’acier tendu σs, comparée à sa limite.
Notations
| b0, h | largeur et hauteur totale de la section |
| d | hauteur utile (fibre supérieure comprimée → centre de gravité des aciers tendus) |
| c’ | distance de la fibre comprimée à l’axe des aciers comprimés A’ (le cas échéant) |
| L | portée de l’élément |
| A, A’ | sections d’aciers tendus et comprimés |
| Mu, Mser | moments fléchissants à l’état limite ultime et à l’état limite de service |
| fbu, fcd | contrainte de calcul du béton comprimé à l’ELU (BAEL, Eurocode 2) |
| fed, fyd | contrainte de calcul des aciers à l’ELU (BAEL, Eurocode 2) |
| μ, μR | moment réduit et moment réduit limite |
| α, αR | hauteur relative de béton comprimé à l’ELU (yu = α d) et sa valeur limite |
| z | bras de levier du couple interne à l’ELU |
| n | coefficient d’équivalence acier-béton à l’ELS (= 15) |
| y, I | hauteur de béton comprimé et moment d’inertie de la section fissurée homogénéisée, à l’ELS |
| σbc, σs | contraintes de service du béton comprimé et de l’acier tendu |
L’exemple traité
| Section | b0 × h = 0,25 × 0,65 m, d = 0,60 m |
| Portée | L = 6,00 m |
| Moments | Mu = 310 kN·m ; Mser = 220 kN·m |
| Matériaux | béton 25 MPa, acier 500 MPa |
| Aciers en place | 4 HA 25 (A = 19,63 cm²), pas d’aciers comprimés |
| Fissuration (BAEL) | préjudiciable |
Domaine. C’est bien une poutre : L = 6,00 m ≥ 3 h = 1,95 m (Eurocode 2) et h = 0,65 m < L/2 = 3,00 m (BAEL).
BAEL 91. fbu = 14,17 MPa, μ = 0,243 ≤ μR = 0,372 : pas d’aciers comprimés. α = 0,354, z = 0,515 m, A = 13,84 cm² (section minimale 1,45 cm²). En service, y = 0,276 m, σbc = 12,5 MPa ≤ 15 MPa et σs = 221 MPa ≤ ξ = 250 MPa.
Eurocode 2. fcd = 16,67 MPa, μ = 0,207 ≤ 0,372 ; α = 0,293, z = 0,530 m, A = 13,46 cm² (As,min = 2,00 cm², As,max = 65 cm²). Les contraintes de service sont les mêmes qu’au BAEL (même n = 15) : σc = 12,5 MPa ≤ 15 MPa et σs = 221 MPa ≤ 400 MPa.
Les 4 HA 25 en place couvrent la section requise dans les deux référentiels, et toutes les vérifications de la feuille sont satisfaites.
Second exemple. Le bouton « Second exemple » charge une section de 0,40 × 0,65 m (d = 0,59 m), armée de 8 HA 25 tendus et de 4 HA 16 comprimés (c’ = 5 cm), sous Mser = 500 kN·m. On trouve y = 0,279 m, I = 922 565 cm⁴, σbc = 15,1 MPa et σs = 253 MPa. La contrainte du béton dépasse légèrement 0,6 × 25 = 15 MPa dans les deux référentiels, et σs dépasse ξ = 250 MPa en fissuration préjudiciable au BAEL : l’ELS devient dimensionnant alors que l’ELU est satisfait. Le moment ultime retenu, Mu = 675 kN·m = 1,35 Mser, est le plus faible compatible avec les combinaisons d’actions pour une poutre sous charges permanentes et variables toutes défavorables (combinaison fondamentale : BAEL A.3.3,21, expression 6.10 de la NF EN 1990 retenue par son annexe nationale ; combinaison de service : BAEL A.3.3,3, combinaison caractéristique) : (1,35 G + 1,5 Q)/(G + Q) est compris entre 1,35 et 1,5. Avec ce moment, μ = 0,342 au BAEL et 0,291 en Eurocode 2, et les 8 HA 25 (39,27 cm²) couvrent la section requise (33,70 et 31,96 cm²).
BAEL 91 et Eurocode 2 : ce qui change, ce qui ne change pas
1. Résistance de calcul du béton
Le BAEL affecte la résistance du coefficient 0,85/θ (durée d’application des charges) : fbu = 0,85 fc28/1,5 pour θ = 1. L’Eurocode 2 écrit fcd = αcc fck/1,5 et l’annexe nationale française retient αcc = 1 : fcd est donc supérieur de 1/0,85 = 1,18 fois à fbu pour le même béton, d’où un moment réduit plus faible.
2. Diagramme du béton et aciers comprimés
Le diagramme rectangulaire a la même forme (hauteur 0,8 yu) pour fck ≤ 50 MPa : les formules de α, z et A sont identiques, comme les valeurs de αR et μR pour un même acier. Au-delà de 50 MPa, l’Eurocode 2 réduit λ et η (§3.1.7(3)) : la feuille ne couvre pas ces bétons en mode Eurocode 2. Le BAEL s’arrête à 60 MPa (A.1.1).
3. Sections minimale et maximale
Condition de non-fragilité 0,23 ft28/fe au BAEL, 0,26 fctm/fyk en Eurocode 2 (valeur plus forte pour le même béton, fctm étant une valeur moyenne). L’Eurocode 2 plafonne en outre la section d’armatures à 4 % de la section de béton.
4. Limites de service
La limite du béton, 0,6 fois la résistance caractéristique, est la même. Pour l’acier, le BAEL lie la limite à la classe de fissuration ; l’Eurocode 2 fixe 0,8 fyk et traite l’ouverture des fissures par un calcul distinct (§7.3), non fait par la feuille. L’annexe nationale limite fyk à 500 MPa en l’absence de justification de l’ouverture des fissures (§3.2.2(3)P) : la feuille refuse donc un acier plus résistant en mode Eurocode 2.
Le bouton en tête de la feuille bascule d’un référentiel à l’autre. En France, la NF EN 1992-1-1 est destinée à remplacer les Règles BAEL 91 (avant-propos national de la norme) ; le référentiel applicable à un projet est celui que fixent ses pièces de marché.
4. Ce qu’il faut retenir
- Le moment réduit μ résume en un seul nombre si la section est bien proportionnée : plus μ est petit, plus le bras de levier est grand et moins il faut d’acier.
- Le besoin d’aciers comprimés se décide par μ > μR, soit α > αR ; μR dépend de l’acier (0,392 pour 400 MPa, 0,372 pour 500 MPa). Dans l’exemple, μ = 0,243 au BAEL : la section est loin de cette limite.
- Le bras de levier z = d (1 − 0,4 α) est exact pour le diagramme rectangulaire ; l’approximation z ≈ (1 − 0,6 μ) d n’est pas du côté de la sécurité au-delà de μ = 0,278.
- Le dimensionnement ELU et la vérification ELS répondent à deux questions différentes : l’ELU évite la ruine, l’ELS limite les contraintes en service. Une section correcte à l’ELU peut dépasser les limites de service, comme le montre le second exemple.
- Le coefficient d’équivalence n = 15 est une convention de calcul, pas une propriété physique exacte des matériaux.
5. Références
- Règles BAEL 91 révisées 99 (DTU P 18-702, Fascicule 62, titre I, section I du CCTG) : domaine d’application (A.1.1), résistance à la traction ftj (A.2.1,12), module Es (A.2.2,1), condition de non-fragilité (A.4.2,1), hypothèses et diagrammes de l’ELU (A.4.3,2, A.4.3,41, A.4.3,42), états limites de service (A.4.5,1, A.4.5,2, A.4.5,32 à A.4.5,34), parois fléchies (B.6.8,1 et annexe E.5.0).
- NF EN 1992-1-1 (Eurocode 2) et son annexe nationale française (NF EN 1992-1-1/NA, mars 2016) : coefficients partiels (§2.4.2.4, Tableau 2.1N), caractéristiques du béton (Tableau 3.1), résistance de calcul fcd (§3.1.6), diagramme rectangulaire (§3.1.7(3)), aciers (§3.2.2(3)P, §3.2.7), définition de la poutre (§5.3.1(3)), flexion (§6.1), limitation des contraintes (§7.2), sections minimale et maximale d’armatures (§9.2.1.1).
- FD P18-717 (août 2021), guide d’application des normes NF EN 1992 : coefficient d’équivalence (clauses 7.2 et 7.3).
NEOPEDIA · en pratique
Nos ingénieurs vérifient systématiquement que la section reste dans le domaine de la méthode sans aciers comprimés avant d’en accepter les résultats, et que la vérification à l’état limite de service n’est pas oubliée sur les éléments exposés à la fissuration (façades, ouvrages hydrauliques, parkings).
6. Feuille de calcul
Flexion simple, section rectangulaire
Exemple par défaut : poutre de 0,25 m × 0,65 m (d = 0,60 m), 6,00 m de portée, Mu = 310 kN·m et Mser = 220 kN·m, béton 25 MPa, acier 500 MPa, 4 HA 25 en place, fissuration préjudiciable en BAEL. Le second exemple vérifie à l’ELS une section doublement armée dont les contraintes dépassent légèrement les limites. Les valeurs sont à titre indicatif : modifiez-les pour voir l’influence de chaque paramètre ; le calcul se met à jour immédiatement.
| Géométrie | ||
|---|---|---|
| b0 : largeur de la section | m | |
| h : hauteur totale de la section | m | |
| d : hauteur utile | m | |
| L : portée de l’élément (domaine d’emploi) | m | |
| c’ : distance de la fibre comprimée à l’axe des aciers comprimés | cm | |
| Sollicitations | ||
| Mu : moment fléchissant à l’ELU | kN·m | |
| Mser : moment fléchissant à l’ELS BAEL : combinaisons A.3.3,3 ; EC2 : combinaison caractéristique | kN·m | |
| Ferraillage mis en place (à vérifier) | ||
| A : aciers tendus (nombre × HA, diamètre en mm) | × HA | |
| A’ : aciers comprimés (nombre × HA, 0 si aucun) | × HA | |
| Matériaux | ||
|---|---|---|
| fc28 : résistance caractéristique du béton | MPa | |
| fck : résistance caractéristique du béton | MPa | |
| fbu : contrainte de calcul du béton = 0,85 fc28/(θ γb), θ = 1, γb = 1,5 | MPa | |
| fcd : contrainte de calcul du béton = αcc fck/γc, αcc = 1 (annexe nationale), γc = 1,5 | MPa | |
| fe : limite d’élasticité des aciers | MPa | |
| fyk : limite d’élasticité caractéristique des aciers | MPa | |
| fed : contrainte de calcul des aciers = fe/γs, γs = 1,15 | MPa | |
| fyd : résistance de calcul des aciers = fyk/γs, γs = 1,15 | MPa | |
| n : coefficient d’équivalence acier-béton (ELS) | 15 | |
| Classe de fissuration (limite acier ELS) | ||
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