NEOGENESIS
Resv · Réservoir en béton armé, statique et séismeVersion bêta d’essai · v1.7

Objet

Calcul d'un réservoir cylindrique ou rectangulaire en béton armé posé sur un sol élastique (ou sur tour) : efforts M, N, T et déformations des parois et du radier, sections d'armatures à l'état limite de service du fascicule 74. En complément, effets d'un séisme horizontal sur le liquide contenu et sur la cuve, pour un réservoir cylindrique ou rectangulaire, posé au sol ou sur tour.

Référentiel et verdict

  • Mode fascicule 74 (édition 2021), version 1.6 : le verdict est donné par le fascicule 74 (2021), qui renvoie pour les sections à la NF EN 1992‑1‑1 et à la NF EN 1992‑3 avec leurs annexes nationales françaises (retenues à défaut d'annexe nationale marocaine) ; l'action sismique suit le même calcul que dans le mode 1998 (cas accidentel). Le référentiel se choisit en tête de la carte Béton et armatures : un seul par calcul, selon les pièces du marché.
  • Matériaux : fck, fyk ; Ecm = 22 000 ((fck + 8)/10)0,3, fctm (tableau 3.1) ; modèle de calcul avec Ec,eff = Ecm/(1 + φ) pour les cas de service et Ecm pour le cas accidentel (retrait gardé à sa raideur différée), Ecm aussi pour la période d'impulsion et la raideur de la tour ; domaine de la feuille fck ≤ 60 MPa ; contraintes ELS en section fissurée avec αe = Es/Ec,eff.
  • Combinaisons (fascicule 74, 4.2.2.1) : ELS caractéristique (G + Q, liquide ψ0 = ψ1 = 1), seule retenue pour la fonction rétention ; ELU fondamental (NF EN 1990, 6.10) : effets calculés action par action (calcul linéaire), coefficients 1,35 ou 1,00 sur chaque action permanente (poids propre, charge en tête déclarée permanente, retrait, terres, nappe) et 1,5 ou 0 sur chaque action variable (liquide contenu, surcharge sur terre-plein, charge en tête déclarée variable), toutes les combinaisons étant examinées ; surcharge sur terre-plein comptée avec 1,5 sans ψ0 (côté sécurité).
  • Maîtrise de la fissuration (NF EN 1992‑3, 7.3.1 et annexe nationale) : classe d'étanchéité au choix (classe 1 par défaut, « classe normale des ouvrages contenant de l'eau ») ; classe 0 : wmax du tableau 7.1NF selon la classe d'exposition, calcul de wk par la NF EN 1992‑1‑1, 7.3.4 avec k3 = 3,4 (25/c)2/3 pour un enrobage c > 25 mm (annexe nationale) et k2 = (ε1 + ε2)/(2 ε1) en traction excentrée (0,5 en flexion, 1 en traction centrée), σs ≤ 0,8 fyk ; classe 1 : fissure traversante (section entièrement tendue) wk1 = 0,15 mm pour hD/h ≤ 20, 0,05 mm pour hD/h ≥ 40, interpolation linéaire, hD hauteur d'eau au point dans le cas considéré (nulle dans les cas « vide ») ; fissure non traversante 0,15 mm ; σs ≤ 200 MPa ; classe 2 : hauteur comprimée au moins xmin = min(50 mm ; 0,2 h), wk1 = 0,12 mm, et, si la fissure traverse, classe 2 non atteinte (revêtement à prévoir, limites de la classe 1 appliquées) ; classe 3 : mesures spéciales (revêtement ou précontrainte), la feuille vérifie la paroi comme en classe 2. Ouverture calculée par l'expression (7.101) de l'annexe nationale : sr,max = 2c + φ/(2 × 1,8 ρp,eff), εsm − εcm = (σs − kt σsr)/Es, kt = 0,4, retrait εcs négligé (dispositions constructives appropriées : plots, clavages, joints, annexe nationale 7.3.4 note 2).
  • Armatures : pour chaque direction et chaque cas de service, section des deux faces telle que σs et wk respectent les limites (contrainte des aciers abaissée pas à pas jusqu'à satisfaire wk) ; maximum avec les sections ELU (6.1, diagramme rectangulaire, acier à palier) de toutes les combinaisons ; minimums de l'annexe nationale, 9.6.1 (102) (section entièrement tendue (9.101) avec φef,ELS = φ, côté sécurité ; flexion (9.102) ; flexion composée avec traction (9.103)), au moins bh/800 par face et par direction ; maximum 0,02 bh par direction pour les deux faces (9.6.1 (103)), contrôlé partout.
  • Effort tranchant (NF EN 1992‑1‑1, 6.2.2) : VEd formé action par action comme ci-dessus ; VRd,c avec CRd,c = 0,18/γc, k ≤ 2, ρl ≤ 0,02, vmin de l'annexe nationale française (6.2.2(1)) : (0,35/γc) fck1/2 pour les parois (voiles), (0,34/γc) fck1/2 pour le radier ou le fond (dalle avec redistribution transversale), k1 = 0,15 ; ρl : section retenue de la face tendue au point ; traction : σcp = −1,5 N/Ac (côté sécurité), compression négligée ; cas accidentel γc = 1,2.
  • Cas sismique accidentel : calcul élastique, σs ≤ fyk et σc ≤ fck/1,2 (γs = 1, γc = 1,2), côté sécurité par rapport à un calcul à l'état limite ultime.
  • Non traités dans ce mode : gradient thermique (NF EN 1992‑3 et NF EN 1991‑1‑5, actions T de ψ0 = 0,6), retrait gêné au jeune âge (annexes L et M de la NF EN 1992‑3), épaisseurs minimales et dispositions constructives de la NF EN 1992‑3 (rappelées), types d'ouvrages B et C (revêtements).
  • Le verdict (sections d'armatures, traction du béton, portance, soulèvement) est donné par le fascicule 74 du CCTG (1998) et les règles BAEL 91 révisées 99 ; l'action sismique suit le RPS 2000 version 2011 (spectre) et la méthode de Housner. Aucun calcul EC2 : sans objet dans cette feuille.
  • NF EN 1998‑4 (annexe A) et NF EN 1998‑1 avec leurs annexes nationales françaises, retenues à défaut d'annexe nationale marocaine, servent seulement au calcul parallèle informatif (colonne « EC8‑4 », jamais dans le verdict) et à la période d'impulsion Timp (A.3.2.2) ; paramètres nationaux utilisés : aucun (l'annexe A de l'EN 1998‑4 est informative ; la correction d'amortissement η = √(10/(5 + ξ)) de l'EN 1998‑1 3.2.2.2(3) ne comporte pas de paramètre national).
  • Fissuration retenue : régime du fascicule 74 pour les ouvrages de classe A (contrainte σs du IV.6.2.2 et traction du béton en section homogène), quelle que soit la classe choisie ; la classe est écrite dans la note (A par défaut). wk (EC2 7.3) n'est pas calculé.
  • Valeurs fixées (non saisissables) : coefficient d'équivalence n = 15 ; armatures à haute adhérence (η = 1,6) ; cas accidentel γs = 1 et γb = 1,15 ; γw = 10 kN/m³ ; coefficient de sécurité au soulèvement 1,10.

Calcul statique

  • Éléments finis de coque axisymétrique (paroi et radier), le sol étant représenté par un module de réaction k (sol de Winkler). La raideur réelle de la paroi, du radier et du sol est prise en compte : les hypothèses simplificatrices usuelles restent disponibles pour comparaison : paroi rotulée sur le radier, ou paroi parfaitement encastrée en pied (radier ignoré) ; elles sous‑estiment les moments en pied ou les tractions des cerces.
  • Réservoir rectangulaire : éléments finis de plaque mince (DKQ). Parois : les deux demi‑parois d'un quart de réservoir sont dépliées dans un même plan ; au coin, déplacement hors plan nul (raideur de la paroi voisine dans son plan) et rotation continue (angle droit conservé), d'où le moment d'encastrement entre parois ; au milieu des parois, symétrie ; pied encastré (radier supposé indéformable en rotation pour la paroi, ce qui majore le moment de pied) ou rotulé. L'effort tranchant d'une paroi au coin est la traction horizontale de la paroi voisine, prise en flexion composée avec le moment horizontal. Radier : plaque sur sol de Winkler, chargée par le liquide, son poids, le poids des parois et leur moment de pied (couple de deux charges linéiques aux faces de la paroi), tendu par la poussée des parois au pied ; cuve sur tour : fond posé sur un appui annulaire au droit du fût. Aciers par face et par direction avec les moments de Wood et Armer. Résultats par coupes : coupe 1 parallèle à L, coupe 2 parallèle à B, et au coin.
  • Paroi d'épaisseur constante, liée au radier au nu supérieur de celui‑ci ; radier d'épaisseur constante avec débord éventuel compté depuis la face extérieure de la paroi ; appui radial facultatif en tête (poutre de ceinture).
  • Béton : module différé Ev = 3 700 fcj1/3 (BAEL A.2.1,22) pour les cas de service ; module instantané Ei = 11 000 fcj1/3 (A.2.1,21) pour le cas sismique accidentel (action de courte durée), le retrait (action de longue durée) y gardant sa raideur différée (déformation imposée réduite dans le rapport Ev/Ei, mêmes efforts de retrait qu'en service) ; domaine de la feuille fc28 ≤ 60 MPa ; coefficient de Poisson ν = 0,2 par défaut (A.2.1,3, calcul de service ; 0 reste possible).
  • Charges : liquide (pression hydrostatique sur la face intérieure de la paroi et sur le fond), poids propre, charge linéaire verticale en tête, retrait différentiel paroi / radier (décalage de coulage t, retrait de base ε0, loi r(t) = t/(t + 9 rm), rm = er/2 en cm), poussée des terres extérieures (facultative, coefficient K0) et poids des terres et de la surcharge sur le débord du radier, nappe phréatique (facultative : pression sur la paroi et sous‑pression sous le radier).
  • Cas de charge (fascicule 74) : réservoir plein ; avec terres : plein sans terres (épreuve d'étanchéité avant remblaiement), vide avec terres, plein avec terres ; avec nappe : vide, terres et nappe, avec contrôle du soulèvement ; avec séisme : cas accidentel. Coefficients 1 dans tous les cas (tableau « Combinaisons appliquées » de la note).
  • Armatures : section minimale résistant aux efforts à l'ELS, section rectangulaire de 1 m, σbc ≤ 0,6 fcj, avec au choix le bras de levier forfaitaire z = d (1 − α1/3), α1 = 15 σbc/(15 σbc + σs) (par défaut, plus prudent pour les faibles moments) ou le calcul ELS exact ; σs ≤ α √(η ft28/Ø) + β η (fascicule 74, IV.6.2.2 : α = 240, η = 1,6, β = 30 ou 0 si liquide agressif), au plus 0,5 fe, avec le Ø de chaque direction (Øh : armatures horizontales des parois ; Øv : armatures verticales et radier), ou contrainte imposée. Section entièrement comprimée : contrainte du béton seul contrôlée (BAEL A.4.5,2). Section retenue par face et par direction : maximum de la section calculée, du pourcentage minimal de 0,125 % (IV.6.2.3) et de la condition de non-fragilité du BAEL A.4.2,1 au point de passage de la sollicitation de service (Nser, Mser du point et du cas de service où la section calculée de la face est maximale ; flexion simple 0,23 b d ft28/fe ; flexion composée avec compression × (e0 − 0,455 d)/(e0 − 0,185 d) si e0 > 0,455 d ; avec traction × (e0 + 0,455 d)/(e0 + 0,185 d) ; section entièrement tendue Atot ≥ B ft28/fe répartie sur les deux faces). Est en outre donnée la contrainte de traction du béton en section homogène, comparée à 1,10 θ ft28 (IV.6.2.2 b). Avertissements : paroi de moins de 15 cm, béton de moins de 25 MPa, Ø supérieur à e/10.
  • Pression du sol : poids du radier compris (ce poids, uniforme, ne crée pas d'effort dans le radier). Portance ELS sur les seuls cas de service : qmoy, pmax et qref donnés, verdict sur le critère choisi. Effort tranchant de la paroi tiré de l'équilibre (T = dM/dz).
  • Effort tranchant : vérifié à l'ELU sans armatures transversales (BAEL A.5.2,2, dalles et voiles) : τu = Vu/(b d) ≤ 0,07 fcj/γb. Vu formé action par action (fascicule 74, IV.6.2.1, combinaison fondamentale C1) : effets signés de chaque action calculés séparément (calcul linéaire), coefficient 1,35 pour une action permanente défavorable et 1,00 favorable (poids propre, charge en tête déclarée permanente, retrait, terres, nappe), 1,5 pour une action variable défavorable et 0 favorable (liquide contenu, surcharge sur terre-plein, charge en tête déclarée variable), puis valeur absolue maximale (version 1.6, audit 15 : la majoration forfaitaire 1,5 Vser n'était pas un majorant quand des actions s'opposent, terres contre liquide par exemple) ; cas accidentel : Vu = Vacc, γb = 1,15. Si τu dépasse la limite, la vérification peut être reprise par ailleurs avec la réduction de l'effort tranchant au voisinage des appuis (A.5.1,23), ou en disposant des armatures d'effort tranchant. Dépassement : vérification bloquante (épaisseur à augmenter).
  • Résultats (§ 4.1 de la note et carte « Réservoir ») : pour chaque vérification chiffrée, λ = limite/valeur ; coefficient de réserve λ = minimum des lignes, ligne « dimensionnant » = plus grand rapport valeur/limite ; sous chaque ligne non vérifiée, le risque et les remèdes (avec la valeur nécessaire quand elle est connue) ; ligne « Équilibre vertical » : somme des réactions (sol, appui du fond) comparée à la somme des charges verticales de chaque cas de service. Effort tranchant aussi vérifié au coin des cuves rectangulaires (effort tranchant horizontal d'une paroi = traction de la paroi voisine) ; effort tranchant du radier rectangulaire non calculé, ligne « hors feuille ».
  • Conventions : N positif en traction ; moment de la paroi positif quand la face extérieure est tendue ; moment du radier positif quand la face inférieure est tendue ; déplacement radial positif vers l'extérieur, vertical positif vers le haut ; pression du sol positive en compression (kPa).

Calcul sismique

  • Méthode de Housner (V. Davidovici et A. Haddadi, annales ITBTP n° 409, 1982) : masse passive d'impulsion Mi à la cote hi ; masse active d'oscillation M0 = 0,318 (R/h) th(1,84 h/R) M pour une cuve cylindrique (0,527 (l/h) th(1,58 h/l) M pour une cuve rectangulaire de demi‑longueur l), liée par un ressort k0, à la cote h0, soumise à l'accélération spectrale Sa lue pour la fréquence du mode fondamental du liquide (amortissement 0,5 %, m = (5/ξ)0,4, RPS 2000 version 2011 art. 5.2.3 d). Option : masse convective de l'EC8‑4 (0,4545, A.2.1.3 ; rectangulaire 8/π³ (2l/h) th(π h/2l) M, A.4) pour les efforts. Moments de renversement sans et avec les pressions sur le fond, angle d'oscillation et hauteur de vague. Pour une cuve haute (h > 1,5 R), la partie basse du liquide est rigidement liée à la cuve.
  • Masse d'impulsion de la cuve au sol : cuve déformable par défaut (accélération spectrale Sa(Timp) à 5 %, Timp de l'EN 1998‑4 A.3.2.2 pour la cuve cylindrique, paroi en console selon l'ACI 350.3 9.5.4 pour la cuve rectangulaire) ; au choix, cuve rigide (aN = Amax S I, A.2). Inertie propre de la cuve (paroi à H/2, radier, charge en tête) ajoutée en phase avec l'impulsion dans l'effort tranchant, le moment de renversement et la portance sismique ; pression e γb ai/g ajoutée à la pression d'impulsion dans le cas accidentel.
  • Réservoir sur tour : oscillateur à deux degrés de liberté (cuve et masse d'impulsion, masse d'oscillation), raideur de la tour 3 E I / H3 ; masse de la tour 33/140 mt ramenée en tête pour la période, 0,375 mt pour l'effort tranchant et 0,275 mt Ht pour le moment à la base (inertie répartie d'une console de forme statique) ; le mode « liquide » (0,5 %) est celui où la masse d'oscillation domine ; combinaison quadratique des deux modes.
  • Cas accidentel (paroi et radier) : pressions hydrostatiques du réservoir plein et surpressions de Housner à θ = 0 appliquées sur tout le tour (cuve cylindrique) ou sur les parois perpendiculaires au séisme (cuve rectangulaire), combinaison G + E à coefficients 1 ; calcul élastique en section fissurée avec les résistances de calcul de la combinaison accidentelle : n = 15, σs ≤ fe (γs = 1), σbc ≤ 0,85 fcj/1,15 (BAEL A.4.3,41)αe = Es/Ecm, σs ≤ fyk, σc ≤ fck/1,2.
  • En parallèle (informatif) : réservoir rigide de NF EN 1998‑4, annexe A (solution modale exacte), même accélération d'impulsion, Sa corrigée par η = 1,35 (EN 1998‑1 3.2.2.2(3)) au lieu de m = 2,51 quand le spectre est celui du RPS ; hauteur de vague 0,84 R Sa/g.
  • Accélérations saisies ou affichées en g.

Limites (non vérifié par la feuille)

  • Glissement du réservoir sur le sol en séisme ; séisme vertical ; poussée des terres en séisme (Mononobe‑Okabe) ; pressions sismiques sur le fond dans la flexion du radier (leur résultante entre dans la portance) ; interaction de la vague avec une couverture.
  • Gradient thermique dans l'épaisseur des parois exposées (fascicule 74) ; effets de l'ensoleillement.
  • Dispositions constructives du fascicule 74 (espacement au plus 1,5 e et 20 cm, recouvrements, reprises de bétonnage) : rappelées, non vérifiées ; classes B, C et D : exigences propres (revêtement) non traitées.

Écarts assumés

  • Écart assumé : masse d'oscillation : Housner 0,318 (R/h) th(1,84 h/R) M pour les efforts (option EC8‑4 décochée par défaut) : l'EN 1998‑4 A.2.1.3 donne 0,4545 (solution exacte), soit environ 43 % de plus : décision du gérant (confirmée le 06/10/2026), méthode de référence des annales ITBTP n° 409 : côté insécurité sur F0, Mt0, les pressions d'oscillation et la vague ; les valeurs de l'EC8‑4 sont données en regard au § 4.2 de la note avec une phrase sur l'écart, et dans la synthèse.
  • Écart assumé : pas d'ELU de flexion en mode 1998 (sections à l'ELS seulement) : avec σs ≤ 0,5 fe, 1/σs ≥ 1,5/(fe/1,15) : l'ELS gouverne toujours en flexion et traction.
  • Écart assumé : section entièrement tendue : Atot ≥ B ft28/fe quel que soit le niveau de traction (décision du 02/10/2026) : côté sécurité, parfois très au-delà du besoin.
  • Écart assumé : pressions sismiques de la cuve cylindrique : valeurs à θ = 0 appliquées sur tout le tour (modèle axisymétrique) : l'EC8‑4 A.2 les répartit en cos θ : simplification du modèle axisymétrique : côté sécurité pour les cerces, approché pour la flexion verticale.
  • Écart assumé : pressions sismiques de la cuve rectangulaire : appliquées aux deux parois perpendiculaires au séisme dans le même sens (quart de cuve symétrique) : la sollicitation réelle est antisymétrique (+p d'un côté, −p de l'autre) : modèle d'un quart de cuve : flexion locale de la paroi correcte, moment de coin et traction de la paroi voisine approchés (écrit dans la note).
  • Écart assumé : résultante des pressions d'oscillation de la cuve cylindrique : 1,07 F0 (répartition en ch de Housner, cp = 0,408) : Housner donne F0 : conservé tel quel : côté sécurité (7 %).
  • Écart assumé : cas sismique accidentel : calcul élastique avec les résistances de calcul de la combinaison accidentelle (σs ≤ fe, σbc ≤ 0,85 fcj/1,15) : le BAEL A.4.3,41 prévoit un calcul à l'état limite ultime (diagramme parabole‑rectangle) : méthode du programme d'origine : côté sécurité.
  • Écart assumé : pression de référence du sol : règle des trois quarts qref = (3 pmax + pmin)/4 par défaut sur le profil de Winkler : le fascicule 62 titre V B.3 la définit pour les semelles rigides : qmoy et pmax sont aussi donnés, le critère est au choix : côté sécurité par rapport à qmoy.
  • Écart assumé : contrainte des aciers et traction du béton de la classe A appliquées aux classes B, C et D : le fascicule 74 allège les exigences des classes avec revêtement : une seule règle : côté sécurité.
  • Écart assumé : période d'impulsion de la cuve rectangulaire : paroi perpendiculaire au séisme en console de 1 m (ACI 350.3 9.5.4) : l'EN 1998‑4 ne donne pas de formule pour la cuve rectangulaire : approche usuelle : sans incidence tant que Timp reste sur le palier du spectre du RPS (0,25 s).

Références

Fascicule 74 du CCTG, construction des réservoirs en béton (1998) ; fascicule 74 du CCTG, édition 2021 (mode 2021), NF EN 1992‑1‑1, NF EN 1992‑3 et leurs annexes nationales, NF EN 1990 ; règles BAEL 91 révisées 99 ; RPS 2000 version 2011 ; NF EN 1998‑4 (2006) et NF EN 1998‑1 (2005) avec leurs annexes nationales françaises (calcul parallèle) ; ACI 350.3 (période de la paroi rectangulaire) ; V. Davidovici et A. Haddadi, annales ITBTP n° 409 (1982).

Saisie des valeurs

Nombres seulement : chiffres, point ou virgule indifféremment, signe moins en tête. Les autres caractères sont refusés à la frappe ; un collage qui en contient est refusé en entier, rien n'est inséré (« collage refusé : nombres seulement »). Un nombre mal formé (par exemple « 1,2,5 ») est signalé « nombre invalide » et bloque le calcul. Les champs de texte (affaire, élément, référence, rédacteur) restent libres.

Affaire

Réservoir

Hm
Rm
Lm
Bm
em
erm
dm
H depuis le fond (nu supérieur du radier) ; débord compté depuis la face extérieure de la paroi.

Maillage

m
Vide : min(e, er, (H + R)/100), éléments resserrés au pied de la paroi.

Liquide

hlm
γlkN/m³

Béton et armatures

fcjMPa
ν
feMPa
φ(∞,t0)
cm
Øhmm
Øvmm
σsMPa

Sol et liaisons

kMPa/m
Liaisons en pied exprimées au nu supérieur du radier. Module de réaction : variation de pression par unité de déplacement.

Portance du sol (réservoir sur sol)

qadmkPa
qacckPa
Pression transmise au sol, pour chaque cas de service (le cas sismique accidentel est vérifié à part contre qacc) : qmoy, pmax et qref = (3 pmax + pmin)/4 (règle des trois quarts, comme pour les murs de soutènement) sont donnés ; le verdict porte sur le critère choisi ; en séisme, radier rigide : pressions du réservoir plein augmentées de ± M/W sous le moment de renversement (liquide, inertie propre de la cuve et pressions sur le fond, ramené à la sous‑face du radier), W = π R³/4 (cylindre) ou B' L'²/6 (rectangle, L' et B' hors tout), ou surface comprimée réduite si e > R/4 ou L'/6. Valeurs admissibles données par l'étude géotechnique.

Autres charges

γbkN/m³
PkN/m
tjours
ε0
htm
γtkN/m³
K0
qkN/m²
Avec des terres, trois cas sont calculés et enveloppés (fascicule 74) : réservoir plein sans terres (épreuve d'étanchéité avant remblaiement), réservoir vide avec terres et surcharge, réservoir plein avec terres. Le cas plein sans terres étant toujours compté, l'effet favorable des terres n'est jamais retenu. Poids propre, charge en tête et retrait dans chaque cas ; terres et surcharge portées aussi par le débord du radier.
znm
Cas supplémentaire « réservoir vide, terres et nappe » (fascicule 74) : pression de l'eau γw (zn − z) sur la face extérieure de la paroi (avec les terres : poussée en contraintes effectives, soit (1 − K0) γw (zn − z) en plus), sous‑pression γw (zn + er) sous tout le radier, γw = 10 kN/m³ ; contrôle du soulèvement : poids de la cuve vide et des terres sur le débord ≥ 1,10 × sous‑pression (charges variables non comptées). Le poids volumique des terres saisi est le poids total (eau des pores comprise).

Tour (château d'eau)

Htm
Lpm
Bpm
Quatre poteaux sous les angles de la cuve (vides : L + e et B + e, à l'axe des parois), liés par des chaînages horizontaux régulièrement espacés. Le fond repose sur les parois, qui portent en parois‑poutres entre les poteaux.
ram
Dtm
etm
apm
bpm
n
bcm
hchm
hcm
Fond de cuve : dalle sans sol posée sur un appui annulaire au rayon ra (axe du fût : (Dt − et)/2 d'après le coffrage, saisi quand les masses et la raideur sont saisies), partie centrale en dalle circulaire, partie extérieure en console qui porte la paroi ; choisir « paroi encastrée sur le fond » (monolithique, cas courant) ou « rotulée » dans Liaisons (« encastrée en pied » ignore le fond).
La couverture hc ne sert qu'au calcul des masses (mc, zc) : elle ne retient pas la tête de paroi (cocher « Appui radial en tête » si elle est monolithique) et ne reprend pas la vague.
Cuve : parois (H, e), fond (er et débord d) et couverture plate hc, au poids volumique du béton. Fût creux : mt = ρ A Ht, I = π (Dt⁴ − Di⁴)/64, E = 11 000 fcj1/3Ecm (court terme). Pour d'autres masses (lanterneau, équipements) ou une tour à poteaux, passer en saisie.
mct
zcm
mtt
Im⁴
EMPa

Séisme

υ
S
I
aNg
Sa(Timp)g
Sag
S'a0g
S'a1g
ρt/m³
Accélérations en g. Avec le RPS, aN = Amax S I, Amax lue par zone d'accélération (figure 5.3 : 0,04 ; 0,07 ; 0,10 ; 0,14 ; 0,18 g pour Za = 0 à 4). Sa calculée : Sa = υ S D(T) I m/K (RPS 2000 version 2011, formule 6.1, tableau 5.3 et figure 5.4), période du mode du liquide, amortissement 0,5 % (m = (5/ξ)0,4 = 2,51), K = 1 ; sur tour, S'a1 au mode de la tour avec 5 %. Zones Zv et Za de la commune : annexe du règlement ; site S2 à défaut d'information sur le sol ; grands réservoirs et châteaux d'eau en classe I. Sa saisie : lecture du spectre de calcul à la période affichée, pour un amortissement de 0,5 %. aN reste à saisir ; avec la cuve déformable, Sa(Timp) se lit sur le spectre à 5 % à la période d'impulsion affichée (vide : 2,5 aN, palier du spectre). Masse d'impulsion de la cuve au sol : cuve déformable par défaut, à l'accélération spectrale de la période d'impulsion Timp (NF EN 1998‑4, A.3.2.2 ; cuve rectangulaire : paroi en console, démarche de l'ACI 350.3) ; « cuve rigide » applique aN (A.2), valeur qui suppose une cuve infiniment raide. L'inertie propre de la cuve (paroi, radier, charge en tête) est ajoutée en phase avec l'impulsion.

Réservoir