Rigidité des assemblages (Suite) : Exemple de Calcul
En continuité du précédent post consacré à l'impact de la rigidité des assemblages sur les modèles et résultats de calcul, nous illustrons ici le cas d'un portique en acier d'un seul niveau, reposant sur des pieds de poteaux articulés, à travers deux approches de modélisation :
1. Modèle sans prise en compte de la rigidité réelle des assemblages :
Le portique est soumis à une charge latérale, avec une liaison poutre–poteaux supposée encastrée (assemblage parfaitement rigide).
2. Modèle tenant compte de la rigidité réelle des assemblages :
En conservant la même géométrie et les mêmes conditions de chargement, les assemblages poutre–poteaux sont dimensionnés sur la base des efforts obtenus lors de la première analyse.
La rigidité équivalente des assemblages est alors évaluée et intégrée dans un nouveau modèle de calcul.
Comparaison des résultats
L'analyse comparative des diagrammes de moments et des déformations met en évidence les points suivants :
- La répartition des efforts internes est modifiée après prise en compte de la rigidité réelle, avec des écarts pouvant atteindre ±10 %.
- Les déplacements latéraux augmentent sensiblement, avec une variation d'environ +18 %.
En adoptant le critère de déplacement limite (H/150 soit 4 cm) :
- Sans prise en compte de la rigidité des assemblages : le dimensionnement reste conforme au critère.
- Avec prise en compte de la rigidité réelle : le dimensionnement devient insuffisant vis-à-vis de ce même critère.
En conclusion :
La rigidité des assemblages exerce une influence déterminante sur le comportement global des structures en acier.
Sa prise en compte dès la phase de modélisation permet d'assurer une meilleure fiabilité des calculs et de garantir la conformité aux exigences normatives.
Publication issue de la série NEOPEDIA de NEOGENESIS, la veille technique et réglementaire de nos ingénieurs.




